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LE COURRIER

Longue vie!
Enfin une nouvelle approche de l'information.
Bravo Saturne et longue vie.
Un abonné parmi d'autres!

Jean-Paul Cherix, Chêne-Bourg


Une Shaw attitude
Votre article sur Martin Shaw m'a rappelé quelques mauvais souvenirs.
J'étais aux soins continus du CHUV en même temps que M. Shaw et j'ai
applaudi lors de son transfert dans une chambre individuelle... car j'étais
soulagé de lui voir les talons. M. Shaw a pourri la vie des patients et du
personnel des soins continus par son attitude d'altermondiastar et le défilé
intempestif de ses camarades, avocats et journalistes; le"garde devant sa
chambre" était là pour faire respecter les heures de visite et non pour
éviter que M. Shaw ne s'échappe. Quant à son "corps brisé", il n'empêchait
pas les galipettes; n'y voyez aucune jalousie, je n'avais alors ni les
capacités physiques ni l'envie de confondre une chambre d'hôpital avec une
chambre à coucher. Par son manque de considération envers les autres, M.
Shaw dessert les idées qu'il prétend défendre, et je lui dis:
bon voyage!

Jean-Luc Cossy, Chexbres
PS: Merci encore au personnel hospitalier.

L'écho des urbaines
C'est marrant en lisant les urbaines dans le bus aujourd'hui,
j'ai rigolé et du coup une dame a engagé la discussion...

Joelle Michaud

Le courage d'Elio
Ce petit mot fait suite à ma lecture de votre Saturne no3. Je
tenais à vous féliciter pour votre article sur la prise d'otage
et je tenais surtout à remercier chaleureusement Elio
Erriquez pour son courage et son témoignage. Lors de sa
prise d'otage, j'avais 16 ans et les évènements relatés dans
les journaux m'ont beaucoup marquée. J'ai suivi toute
l'affaire et son (leur) relâchement m'a beaucoup soulagée. A
l'époque, les médias avaient accompagné leur captivité de
messages du type de «Ne les oublions pas», mais lorsqu'ils
ont été libérés, on en a parlé encore un peu, mais ils ont très
rapidement sombré dans l'oubli. Alors je suis restée avec
cette phrase «Ne les oublions pas» amèrement coincée en
travers de mes pensées. Je me disais 312 jours de détention,
c'est long, mais le reste de sa vie avec ces souvenirs à gérer
et dans une pseudo-solitude... c'est pas léger non plus. J'ai
bien pensé qu'ils avaient famille et amis, et qu'il fallait leur
«offrir» la paix, mais fallait-il les oublier, cas réglé?!? Alors
régulièrement, irrégulièrement, je leur envoyais de petites
pensées apaisantes, je refusais cet «oubli social». Donc je
vous remercie d'avoir en quelque sorte écrit la fin de cette
histoire qui était restée pour moi sans nouvelles. Et c'est le
coeur apaisé de savoir que le temps panse effectivement les
blessures même s'il ne peut les effacer que je continuerai
d'envoyer de temps en temps mes petites pensées vers Elio
et Emmanuel. Et je crois... que je ne vous oublierai jamais!

Anne-Claire Monnier, Genève


Emotions
A chaque fois, je déchire sans ménagement l'enveloppe
plastique qui protège Saturne dans son chemin postal. Je
suis impatiente de feuilleter Saturne et, chaque fois, je suis
un peu frustrée de n'avoir que le temps de parcourir du
regard les premières pages, dont je reporte la lecture. Je
suis impatiente de feuilleter Saturne pour découvrir les
pages centrales. Et là, je me console en m'arrêtant sur Les
Poétiques. Le plaisir intense qui me comble me permet de
patienter jusqu'au moment plus propice où je peux déguster
les autres pages. J'apprécie cette respiration poétique au
coeur des pages rédactionnelles. J'aime cet espace de
liberté que je peux détacher du journal pour ouvrir mes
murs. Merci Saturne et son équipe de susciter et d'entretenir
des émotions qu'on ressent rarement lorsqu'on ouvre les
autres journaux.


Myriam Evéquoz-Dayen, Sion