Martin Chevallaz: «Ma confiance en moi
ne dépasse jamais le 0,8»
Saturne lance un nouveau questionnaire fait d'interrogations
intersidérales. Le candidat UDC au Conseil d'Etat vaudois y
répond.
Depuis quand êtes-vous vous?
Désolé mais je suis toujours en construction. Au cas où, je
vous inviterai pour le sapin.
Qui dirige votre vie?
Je partage l’immense et noble ambition de Saint-François
d’Assise qui dit dans sa prière:
«Seigneur, faites de moi un instrument de Votre Paix.»
A quel âge aimeriez-vous revenir?
J’ai longtemps hésité entre celui du bronze et celui de la
pierre polie mais finalement, je me rallie, nous sommes de
ce temps. Restons-y!
La dernière fois que vous avez basculé?
Je bascule quotidiennement car ce monde ne cesse de
m’interroger.
La rupture qui vous est restée en travers de la gorge?
Celle d’une conduite du côté de la Grande-Dixence car elle
nous a privé, pour un temps, d’une énergie renouvelable.
Sur une échelle de 0 à 10, où situez-vous votre
confiance en vous?
En principe, je ne dépasse jamais le 0,8 – car au-delà de
cette limite, mon ticket n’est plus valable.
Est-il agréable d’être vous-même?
Très, surtout en compagnie de mon âme soeur.
Votre plus grande honte d’adolescent?
D’en être sorti.
D’après vous, quelle est la pire façon de mourir?
De honte.
L’autre prénom que vous vous seriez choisi?
Vincent, parce que les champs de blé sont toujours là.
A qui pensez-vous en vous levant?
Au soleil, on a les mêmes habitudes mais je n’ai pas son
rayonnement.
Vous méritez une médaille, pourquoi?
Parce que j’en connais le revers.
Le sentiment le plus fort éprouvé ces quinze derniers
jours?
L’espoir, toujours l’espoir – le parfum d’une rose, un beau
regard humain.
Quelle autre nationalité vous choisiriez-vous?
J’hésite entre Wallis et Foutouna.
Qui n’aimeriez-vous pas être en ce moment?
Le coq du voisin, parce que ça va mal finir.
Propos recueillis par Béatrice Schaad