L'INTERVIEW

Jean Fattebert: «Mon insulte préférée?
Me faire traiter d'UDC!»

Le conseiller national vaudois répond au questionnaire de Saturne.

PROPOS RECUEILLIS PAR NATHALIE DUCOMMUN

Depuis quand êtes-vous vous?
Depuis que je suis moi, c'est-à-dire le 7 février 1942 avec un zoom bien appuyé.

Est-il agréable d'être vous-même?
La plupart du temps oui. Il m'arrive d'avoir des difficultés à me maîtriser, surtout face à l'hypocrisie, la mauvaise foi ou l'injustice. Et ça, c'est parfois dur à vivre.

Qui dirige votre vie?
Moi d'abord, avec mes qualités et mes travers, mes rêves et ma naïveté, mes certitudes et mes doutes. Ma famille ensuite, mais pas vraiment Christoph Blocher comme vous le pensiez.

La rupture qui vous est restée en travers de la gorge?
Celle de ma chaîne de vélo avec atterrissage douloureux sur la barre au moment où je croyais battre un copain au sprint. C'est pourtant pas la gorge qui a touché la barre. Sans séquelles tout de même.

A quel âge aimeriez-vous revenir?
A 20 ans, mais avec tout ce que je sais. On me dit que ça n'est pas possible. A moins qu'en lisant régulièrement Saturne il y ait une petite chance…

La dernière fois que vous avez basculé?
C'était en arrière dans une chambre d'hôtel à Québec l'été dernier. Je m'étais encoublé à une valise. Le tapis n'est pas près d'oublier.

Sur une échelle de 0 à 10, où situez-vous votre confiance en vous?
8, c'est pas mal pour un Vaudois, là, je m'inquiète un peu.

Votre plus grande honte d'adolescent?
C'est si loin et un moment de honte est si vite passé que je ne m'en souviens plus.

Votre insulte préférée?
Me faire traiter d'UDC.

Le sentiment le plus fort éprouvé ces quinze derniers jours?
La rage de m'être fait prendre dans un énorme piège en direct au téléjournal de la TV romande.

La dernière fois que vous avez lu un mode d'emploi?
Il y a trois jours, celui de ma nouvelle machine à café. C'est compliqué. Je comprends que personne ne s'est jamais attelé à écrire un mode d'emploi pour hommes ou femmes.

D'après vous, quelle est la pire façon de mourir?
En trop mauvaise santé, trop tôt ou trop tard.

Que ferez-vous après votre mort?
La même réflexion que l'ancien conseiller national Jean-Charles Simon fait de son bon vivant sur les ondes de la Radio romande. «A quoi qu'on sert?»

Quelle autre nationalité vous choisiriez-vous?
Le Canada, mais en veillant bien de garder la double nationalité avec la Suisse.

Vous êtes moquette ou parquet?
Parquet lisse et transparent, incapable de cacher mes sentiments.

Votre dernière pensée personnelle?
Y font quoi ces gens dans la rue en train de protester alors qu'ils sont en bonne santé?

 

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