PROMIS, PAS TENU

Samedi 23 octobre dernier à Martigny, Rolf Schweiger encore président du Parti radical prononce un discours napoléonien. La main en visière, il rêve l'avenir du radicalisme radieux et triomphant. Lui, c'est sûr, il sera sur le char de devant. «En 2007, je veux pouvoir regarder dans le rétroviseur (...) Je souhaite profondément constater que nous avons constamment eu l'ambition de préparer un futur porteur d'espoirs». Il s'enflamme, il veut revigorer les troupes anémiées d'avoir changé deux fois de président en 18 mois. Mais ce jour-là le président regarde si loin qu'il ne voit plus à deux mètres: quinze jours plus tard, il dépose les armes et abandonne la présidence, burn-out, grillé. Comme on dit si bien en Valais: cette fois-là Schweiger, t'aurais mieux fait de te taire.

B.S.

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