Au Servette, il y a comme une couille…
TEXTE: BENOÎT COUCHEPIN
Ils ont beau dire, ils ont beau faire, les affaires vont mal du côté de Servette. Comme on dit dans la région d'Avignon, tous ces prétentieux, «ils avaient un peu les figues hautes». Et à mi-course, c'est «cul de figue» qu'on les retrouve aujourd'hui.
En l'honneur donc du Servette FC et de ses affidés, voici la (dé)confiture de figues à la vanille. C'est simple, rapide et de bon goût. Prenez 750 grammes de couilles du pape (si, si, les couilles du pape: elles se cuisinent parfaitement bien; le plus difficile étant de les cueillir) et 500 grammes de sucre, ajoutez-y de la vanille et procédez comme suit:
Rincez les couilles du pape et égouttez-les bien; enlevez la queue et coupez-les en quartier.
Mettez les couilles du pape dans une casserole à fond bien épais et saupoudrez-les avec le sucre.
Laissez reposer pendant une nuit (15 minutes ça va aussi, mais c'est meilleur une nuit).
Faites chauffer la casserole à feu doux et ajoutez sur les couilles une gousse fendue de vanille.
Laissez cuire la confiture à feu doux en écumant de temps en temps. La confiture est prête quand elle s'est un peu épaissie.
Mettez votre confiote de couilles bouillantes dans des pots stérilisés, refermez, retournez-les et laissez refroidir.
Avec ça, le «capitaine 6 x 7» (égale Karembeu) et les hommes du FC Servette courent droit vers la victoire. Et pour ne pas les laisser mourir idiots, ces quelques mots sur la couille du pape. Chacun sait, sauf chez les hérétiques schismatiques genevois, que l'Eglise catholique n'élit à sa tête que des hommes. Nous autres, ultramontains, on n'est pas pour les papesses. Aussi bien, en Avignon, ville des papes, contrôlait-on la bonne conformité des élus au trône papal. Après l'élection du nouveau pape, on l'asseyait donc sur un trône percé et un cardinal (le plus vieux) était appelé à vérifier les attributs du nouvel élu. En présence des autres cardinaux, il s'écriait en latin «duos habet et bene pendentes», ce que les Avignonnais traduisirent aussitôt par «il en a deux et elles pendent bien comme nos figues».
La couille du pape était née, figue typiquement avignonnaise, ainsi que sa confiture, pour le bonheur du palais (des Papes) et de la langue (de Molière).