Je suis une droguée en manque (première partie)
Enfer et damnation, je me disais bien que quelque chose n'allait pas. J'ai reçu Saturne hier, je le lis avec délice avec mon premier café du matin en espérant qu'ils durent tous les deux le plus longtemps possible, et je m'aperçois qu'aujourd'hui, plus que d'habitude, il me fait l'effet que l'on a quand on retrouve quelqu'un d'aimé et perdu de vue : il me semble que ça fait bien longtemps que je n'ai plus eu de Saturne entre les mains... Je vais vérifier dans la pile - parce que vous pensez bien que je ne jette pas Saturne ! - et oui : le numéro 18 ne m'est pas parvenu. Alors vite, je ne fais qu'un saut vers mon ordinateur, sur votre site, pour vous demander de m'envoyer la dose manquante dont j'ai été iniquement flouée. Mais au fond, ça me fera deux numéros en quinze jours, quelle aubaine ! Merci d'avance pour cet envoi grâce auquel, pour une fois, le temps de la lecture sera prolongé.
ELIZABETH DUMONT, GRAND-LANCY
Je suis une droguée en manque (seconde partie)
Bonjour, c'est encore moi. Au réveil de mon mari, je lui parle de mon existentiel problème de journal, et il me répond que Saturne est bien arrivé il y a quinze jours... Je vais voir sur le piano où traînent toujours des piles et des piles que je m'efforce de trier de temps à autre, ben faut croire qu'il n'y en avait pas eu "d'autre" ces derniers temps : le numéro 18 est bel et bien là, caché, tout fin, pudique, entre deux magazines. Alors mea culpa, et je vous quitte pour vite aller me l'offrir, cette dose qui me manquait.
ELIZABETH DUMONT, GRAND-LANCY
Lu du début à la fin
Ce petit message pour vous dire que votre journal est absolument génial. Je n'en avais jamais entendu parlé, et en ballade par Ovronnaz, je l'ai découvert dans un restaurant. J'ai commencé à le lire et je n'ai plus pu arrêter. Même mon mari, qui ne lit que les pages sports des journaux, l'a lu en entier !
Je vais m'y abonner (...) Continuez à me faire rire et MERCI à toute votre équipe.
CAROLINE GEORGES, EVOLENE
Bel esprit critique
J'aurais pu commencer par vous féliciter pour votre dernière parution d'une très grande qualité. Oui l'esprit critique que vous manifestez avec brio et humour me plaît infiniment et si jusqu'à maintenant j'achetais périodiquement Saturne, je vais dès maintenant devenir un fidèle.
JEAN-NEVILLE DUBUIS, SUCHY
A propos de: «Laurence, notre dame du pardon», Saturne n°18
La pitié dangereuse
La rédaction de cet article illustre à merveille combien le compassionnel, sous couvert d'une prétendue attention, alimente en réalité un mépris privé de toute humanité, combien le préjugé tue l'écoute. Je suis en effet confondue devant tant de finesse dans l'analyse, de perspicacité fulgurante, et de généreuse lucidité.
Exemples à l'appui, tirés du paragraphe titré: «La foi sans qu'on y croie» (d'abord, qui est ce «on»?). Cette femme est terrassée par le désespoir «dans la démission la plus totale.» Parle-t-elle de sa foi, d'où son «premier sourire»? Illico, premier soupçon: «Plutôt une timide inflexion du coin de la lèvre». Forcé? En tous cas, «les yeux ne suivent pas.» Ah ! Voilà la faille, que dis-je, voilà que pointe l'artifice, la superficialité, le mensonge de la foi ! Exit, le «premier sourire » qui n'en est pas un.(...) Sacro-sainte tautologie chrétienne : on a la foi, donc on pardonne? Sauf que «les yeux»! Ah ! Heureusement qu'ils sont là, ces yeux, qui révèlent à coup sûr la traîtrise du discours !(...) J'oubliais : «Une certitude tout de même», quand Laurence dit ne pas supporter l'idée de voir d'autres enfants privées de leur mère. Enfin quelque chose de sûr, de croyable en somme. (...) Je ne sais pas si cette femme trouvera du «réconfort» dans votre article (bravo pour l'autogoal implicite : dites-nous Madame, du fond de votre détresse, que les médias - c'est-à-dire nous - vous font du bien en venant vous voir). (...)Et ne trouverait-elle pas qu'elle risque fort, encore une fois, par désespoir ou autre chose, de faire preuve de clémence à votre égard (suspecte, cela va sans dire). Stephan Zweig a écrit un roman sur ce mécanisme pervers, il s'intitule: «La pitié dangereuse».
SOPHIE REYMOND, PRILLY
A propos de l'éditorial: «Pourquoi rire de Joseph, mon Dieu?», Saturne n°20
Deiss et les ignares
Bravo pour votre remarquable édito.
Je conseille à M. et surtout Mme la présidente, pour améliorer la communication envers la bande d'ignares que nous sommes, de faire sous-titrer ses propos et/ou de se faire assister d'un interprète.
GUY KAMERZIN, LA SARRAZ
Ces banals qui nous gouvernent
"La banalité de son fond d'idées est l'engrais de son talent " écrivait Jules Vallès dans "l'Insurgé" à propos d'un bureaucrate au service de Thiers. Cette tirade va, me semble-t-il, comme un gant à ces soit-disant hommes d'état appelés DEISS, COUCHEPIN, (je passe sur les autres).
HUBERT SCIBOZ, YVERDON
A propos de l'allégorie: «Grève à Swissmetal», Saturne n°20
Merci
Au nom de tous les salariés de Swissmetal Boillat, je vous remercie infiniment d'avoir donné un espace de votre journal aux événements récents dans notre entreprise. La lutte continue!!!
HUNG-QUOC TRAN, PRODUCT MANAGER, RECONVILIER