A propos de l'éditorial: «De la beauté des moulins à vent», Saturne N°29
Touché
Magnifique, votre article! Il m'a profondément ému, sans que je sache
exactement pourquoi. Je vais lire cette épopée.
Jean Zimmerli, Épalinges
Le spectre de l'inculture
J'ai trouvé votre éditorial très inspirant. Que dire d'un président
Matamore grand pourfendeur de Christophe Colomb, sinon qu'il lui
arrive d'avoir raison, telle une horloge cassée une fois par jour... dans
un but repoussant de démagogie, bien évidemment. La (re)lecture de
Cervantès ne peut qu'être bénéfique à la santé des peuples modernes
rendus apathiques à force de cynisme. Et que dire de cette nouvelle
Europe, qui semble avoir opté pour une nouvelle Solution Finale, sous
forme d'amnésie culturelle obligatoire?
(...) Paradoxalement, les Européens d'il y a quarante ou cinquante
ans (et les pères fondateurs en particulier), non encore passés à la
moulinette intégrationniste mondialisée, et qui se reconnaissaient
dans un grandissime héritage culturel, se comprenaient beaucoup
mieux: ils connaissaient l'histoire européenne, ils avaient lu les
poèmes, admiré les sculptures, écouté les symphonies, étudié les
théories scientifiques... et cela les réunissait tous, au-delà de leur
chauvinisme séculaire. Aujourd'hui, l'Union européenne agrège des
compétences pointues, mais les citoyens qu'elle représente semblent
de plus en plus dépossédés de toute sensibilité culturelle: ignorance
crasse («Dante, c'est qui? Aristote? Inutile!»), inculture historique («La
Révolution, c'est avant ou après Louis XV?»), orthographe reléguée au
rang de bagage inutile (des textes écrits par des diplômés
universitaires comportant 20 à 30 fautes par page!), sciences et
mathématiques étudiées dans le seul but de comprendre l'état actuel
de la science et ses applications («On n'a pas besoin de lire les
oeuvres de Gauss ou de Newton, on en sait tellement plus qu'eux!»).
Bref, une marche forcée vers l'anéantissement, et cela à grands
renforts de discours répugnant d'autosatisfaction... comme l'aurait dit
Friedrich Nietzsche, nous pourrons bientôt remplir nos poitrines de
bons Européens... Mais, hélas, elles seront vides!
Ernesto Ricci, par l'internet
A propos de la rubrique «Et alors?», Saturne N° 28
Bel hommage
Lecteur et abonné de votre bimensuel, conseiller administratif en
charge de la Culture, je vous remercie de l'hommage rendu au
Théâtre du Malandro dans votre édition du 15 avril. «Foutu» dehors de
Sécheron en ville de Genève, il allait s'exiler. Garder son talent à
Genève était un devoir culturel. Alors, Meyrin l'a accueilli. Son
époustouflante création de Don Juan a été possible avec notamment
le Théâtre de la ville de Paris.
A propos, Omar, bien que Colombien d'origine, est aussi Suisse et
Genevois!
Raison de plus pour le garder et démontrer qu'il y a encore de la place
pour un investissement culturel. Ça n'est pas de la connerie, mais une
réalité bien meyrinoise.
Jean-Claude Ducrot, conseiller administratif, Meyrin
A propos de l'autocollant: «Blocher: Pisser ici», Saturne N° 21
Mauvaises manières
Tout en étant (presque) toujours en désaccord avec M. Blocher, nous
nous
garderons bien de soutenir votre offre d'autocollants blessants,
vulgaires et ne contribuant à rien sinon à augmenter les mauvaises
manières si répandues aujourd'hui. (...)
Rolando et Cristina WEIBEL, Onex
A propos des «Urbaines»
J'en suis chocolat
Egarée au milieu des habituels et grandiloquents graffitis exclamatifs
sur la libération politique, amoureuse, sexuelle, morale... (de quoi ne
devrait-on point se libérer en effet???), ce bref, ironique et irrésistible
point d'interrogation post-pascal et post-pascalien d'une écriture sage,
modeste à l'encre grise: «Comment serait le monde sans chocolat?...
maigre.» (...)
S. Cordonnier, Carouge
A propos de: «Swisscom: et si on raccrochait?», Saturne N° 29
Raccrochons!
Nous vous félicitons pour votre excellente «une» qui dénonce, avec
énormément de professionnalisme, de brio, de talent et d'humour,
l'arrogance, le laxisme et l'incompétence de Swisscom. (...)
Guy et Dominique Drouin, Coinsins