«Pour éviter les épidémies, peut-on
fermer les passages à gibier sur
les autoroutes?» nous écrit le
conseiller national Jean Fattebert.
Réponse du Conseil fédéral:
Monsieur, le Conseil fédéral a pris connaissance de
votre question et vous en remercie. La libre
circulation des animaux sauvages fait en effet
partie des dangers cruciaux qui menacent notre
pays. Pour mettre fin à ce tourisme de la
criminalité animalière, le gouvernement envisage
aussi la fermeture définitive des échelles à
poissons, qui permettent le passage sans
surveillance de milliers d’espèces étrangères. Ce
projet doit être accompagné de plusieurs mesures
dissuasives, parmi lesquelles un agrandissement
du Zoo de Servion, afin d’aménager un secteur
carcéral destiné aux animaux immigrés. Pour une
plus grande efficacité, les visiteurs seront interdits
de les nourrir, à l’exception d’une ration de survie
fournie par les gardiens du zoo – et, sous réserve
d’une modification de la loi sur les animaux, il
conviendra encore de mettre fin aux contrôles
«mobiles» des gardes-chasses, qui seront affectés
désormais à leur poste, sur les passages à gibier.
Cette nouvelle politique doit nous permettre de
surveiller le gibier sans concours extérieur et rend
inutile notre association à l’accord paneuropéen de
gestion de la faune. A l’avenir, et sur proposition du
Conseil des Etats, nous n’excluons pas d’introduire,
en dehors des périodes de chasse, des tirs
d’abattage sélectifs.
Le texte complet de la question de Jean Fattebert
est sur www.parlement.ch