LA PÉPITE

Palabres à la radio

Patrick Ferla, adjoint à la direction des programmes de
la RSR, ne manie pas seulement l'imparfait du
subjonctif, il connaît aussi la nature humaine. Il sait, lui,
que tout ne se dit pas dans une séance professionnelle,
qu'il faut donner un coup de pouce à la convivialité. Il a
donc planté un arbre à palabres dans la cafétéria de la
radio à Lausanne. Symboliquement, bien sûr: on est un
service public, on ne va pas non plus se rouler dans la
poussière de Ouagadougou. Des fauteuils de cuir noir,
profonds et design, autour de petites tables en cube.
Pour figurer le baobab, des diodes diffusent du plafond
une lumière verte lorsque les palabres sont ouvertes.
Superbe. Quelques employés chagrins se demandent si
la dépense n'est pas en contradiction avec la mesure
d'économie qui supprimait, récemment, les fontaines à
eau. C'est méconnaître cette vérité africaine ancestrale:
palabrer t'irriguera l'esprit, mon frère.

ARD

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