LE COURRIER

A propos de l'éditorial: «Formol», Saturne N° 34

A quand le ragoût de saint-bernard?
(...) Jusqu'où va l'Art? Doit-on tout laisser faire? Au nom de qui? Et,
peut-être plus important, possédez-vous la science exacte?
Pour ma part, je ne connais ni la mouette, ni le foetus, ni l'artiste, ni
monsieur Adrien de Riedmatten, ni etc. etc. Mais, ce qui me laisse
songeur chaque fois que le public est choqué par une oeuvre à la
limite de l'acceptable, c'est que c'est lui ou son représentant qui est
attaqué par les journalistes de notre PAF régional.
Etes-vous obligée de vous faire systématiquement l'avocat du diable,
n'avez-vous pas de limites, n'êtes-vous jamais choquée par
l'agressivité d'un artiste ou pseudo-artiste qui se fait mousser au nom
de son Ego. Personnellement, si ce bac de formol et son contenu ne
m'empêchent pas de dormir et que je suis d'accord pour penser qu'il y
a des choses bien plus graves qui se passent actuellement, j'aimerais
quand même assez qu'une fois (juste une) un ou une journaliste
réfléchisse et arrête de s'offusquer quand le «bon peuple » qui, quand
même, généralement paie ces merveilleux créateurs se scandalise
lorsque le message ne passe pas.
La ménagère de 50 ans ou le travailleur social n'ont peut-être pas la
même sensibilité que ce Chinois, et je me demande quelle aurait été
notre (votre) réaction, si celui-ci avait présenté par exemple une
nature morte composée d'un ragoût de chien (saint-bernard de
préférence) avec un oeil planté un milieu de son oeuvre pour nous
(vous) faire réfléchir.
Georges Meier, Vufflens-la-Ville

Proposition de greffe
A vous lire chez Bluewin ce matin, je me dis que votre tête irait bien
sur un corps de poule.
Peter Gohl, par l'internet

Form....idable!
Formol, for me, for me, formidaaaaable!
Eh voilà... Ça recommence, je n'ai pas pu attendre. Je n'ai pas pu
attendre vendredi, le vendredi de parution, le vendredi où je reçois
Saturne dans ma case postale. Je n'ai pas pu attendre vendredi pour
lire votre édito. (...) Clic, clic avec ma souris et hop! je peux le lire et
le relire: bravo pour le ton, bravo pour la pertinence!
Ah, encore un détail; je suis du Bélier et Saturne est passé dans mon
signe... Du coup, je me suis réabonné ; c'est bon signe!
Longue vie à votre journal et merci.
Jacky Vuagniaux, Yverdon-les-Bains
P.-S.: Le truc de l'astrologie, c'est pas la vrai raison...

Du lard ou de l'art?
Je me suis écrasé de rire, vous êtes si grotesque dans votre plaidoyer
que, franchement, je me suis demandé si vous n'aviez pas fumé le
bocal! C'est quoi ces larmes pour ce que tout le monde (je sais, je
sais, le peuple, c'est la plèbe, mais que voulez-vous?) qualifie de «m».
Problème de pression «élitaire» ou d'écoulement du tirage?
Allez non, je parie sur le gag simplement. Parce que, sinon, Ariane,
vraiment Saturne par rond chez vous.
Problème d'orbite?
P.-S. : Euh, «l'art», vous l'écrivez chez vous sans apostrophe et avec
un
«d» à la place du «t»?
Philippe Steinmann, Genève

Répondez!
Si je suis prêt à admettre votre éditorial du 2.9.05 sur la page Bluewin
concernant la censure, dans le cas précis, je souhaite que vous me
donniez une réponse précise à cette question: si c'était la tête de
votre enfant qui était exposée dans ce bocal, seriez-vous d'accord de
la prêter à cette forme d'art?
Eric Develey, La Chaux-de-Fonds

A propos de: «Mais décrochez-moi ces toiles», Saturne N° 34

Contre-productif
Dans les pages 18 et 19 de votre dernier numéro, vous vous amusez à
dénoncer certaines toiles classiques qui auraient porté atteinte à la
morale (et à la loi). A mon avis, la démarche est simpliste et contreproductive,
si j'en crois votre éditorial. Ne voyez-vous sincèrement
aucune différence entre la représentation et l'objet authentique pris
en tant qu'oeuvre d'art? Le débat mérite d'être mené.
Claire Corthay, Vevey

Urbaine
Le contexte: La Première, samedi 16 juillet.
L'avenir aux énergies renouvelables (rediffusion du reportage du 23
avril 2005). Isabelle Marquart, présidente de l'ADER (Association pour
le développement des énergies renouvelables) aborde les objectifs de
l'association et les perspectives d'avenir qu'ont ces formes d'énergie
en Suisse.
Sa phrase: «(...) Les illuminés d'hier sont les éclairés d'aujourd'hui.»
Marie-Christine Oberli, La Chaux-de-Fonds

Envie de réagir? courrier@journalsaturne.ch