L'INTERPELLATION DE SCARBO

« », nous écrit le conseiller
national Pierre-François Veillon.

Réponse du Conseil fédéral:
Monsieur, le Conseil fédéral a pris connaissance de
l’absence de toute intervention de votre part, il
vous en remercie. Le silence est d'or, et votre
engagement politique s'inscrit fièrement sous cette
noble bannière. Les inutiles babillages n'apportent
rien à la bonne marche du pays. Ceux qui savent
apprécier l’acuité d’un regard auront reconnu en
vous l’un des grands penseurs silencieux de la
Suisse moderne, un réformateur dont les volutes
de la pipe s’élèvent au-dessus de la tête, comme
un rappel de l’activité discrète mais intensive qui
anime son esprit. D’aucuns imaginaient que cette
charge de parlementaire vous tiendrait lieu de
paisible retraite, après votre départ du
Gouvernement vaudois. Il n’en est rien: par votre
placidité sous l’hémicycle, vous incarnez à
merveille la figure stabilisatrice dont la Suisse a
besoin. Chacun attend désormais avec impatience
le fruit de vos réflexions. Nul doute que nous y
découvrirons la formule qui permettra au pays de
renouveler ses institutions vieillissantes, et renouer
avec la croissance économique. Ce coup d’éclat
final sera l’occasion de dresser le bilan de votre
activité, sorte d’épitaphe avant l’heure, dont la
formule sera gravée dans le marbre comme en
hommage à vos mérites: « .»

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