LE COURRIER

A propos de l'éditorial: «Les mères et les autres», Saturne N° 35

Ne pas confondre blonde et blonde
(...) Ariane Dayer, dans son dernier édito comme à son habitude très
polémique, s'en prend à Doris Schröder qui, non seulement soutient
son chancelier de mari, mais est elle-même une journaliste politique
d'envergure.
Mais comment ose-t-on dire d'une femme qui n'a pas d'enfant qu'elle
ne peut se représenter les doutes et difficultés des mères? se
demande Ariane.
(...) L'Allemagne n'en est pas à trier les femmes – et ce n'était
certainement pas l'intention de Doris Schröder de porter un jugement
sur celles qui n'ont pas d'enfants – mais bien à se demander qui peut
au mieux la représenter.
Mais est-ce là la vraie raison de l'attaque amorcée par Mme Dayer (...)
Les Allemands préfèrent-ils vraiment un gouvernement mené par une
femme à un qui défend réellement l'égalité des sexes Voilà la
question que la journaliste politique – et accessoirement femme de
chancelier – Doris Schröder a posée, avec raison! La déclaration
d'amour de son mari et le soutien qu'il porte ainsi à toutes les
femmes modernes qui concilient carrière et famille le prouvent
d'autant plus. (...)
Joel Oreiller, Conthey

Crépage de chignon
(...) Ne se fiche-t-on pas des déclarations de conjoints, sauf quand on
peut couler une femme, et la presse ne fait-elle pas un jeu indigne en
se concentrant sur une sortie peu sensée – même quand elle est
probablement ourdie par des conseillers en communication – d'une
conjointe, au lieu de pénétrer dans une analyse éclairée des vraies
questions que pose une candidature de femme de droite, donc
antifemme pour raccourcir?
Michel Friedli, Porrentruy

A propos de: «La Suisse n'a-t-elle que deux intellos», Saturne N° 35

Je me réabonne!
Bravo pour votre courage il fallait le dire! La Suisse n'a-t-elle que
deux intellos???
Je renouvelle mon abonnement après la lecture de cet article.
Marie-Thérèse Pédat, par l'internet

A propos de: «Armée suisse: l'année de tous les ridicules», Saturne N° 34

Et pan!
(...) A propos de l'armée, vous avez découvert dans la foulée du Matin
mais bien après les médias alémaniques et quelques parlementaires
tout le mal que l'on peut en dire sans grands risques. L'armée, c'est
comme l'équipe suisse de foot, UBS, Swiss et la SSR: ces institutions
bénéficient d'un énorme public de fins connaisseurs.
Les deux tiers des mâles du pays ont effectué du service militaire,
soit au moins un million et demi de citoyens et spécialistes. Mais
voilà, Saturne n'a pas eu de chance dans son numéro 34. Le jour de
sa parution, le 2 septembre, l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich
sortait un communiqué annonçant que 65% de la population suisse
était favorable à l'existence de l'armée. Saturne, dans sa diatribe, est
partie de l'idée que 40% seulement soutenaient l'armée.
Tirer dans le tas, lorsque la majorité est avec soi, c'est facile... mais
pas courageux! En l'occurrence, il n'y avait pas de majorité.
Contrairement à ce que les médias colportent (l'EPFZ place les
médias tout au fond du classement de la confiance des citoyens),
l'Armée XXI va bien et a livré toutes les prestations attendues
d'elle depuis le 1er janvier 2004. (...)
Philippe Zahno, Delémont

Proposition d'une «urbaine»
La Première, un samedi d'été durant une émission intitulée: «L'avenir
aux énergies renouvelables», Isabelle Marquart, présidente de l'ADER
(Association pour le développement des énergies renouvelables)
lâche: «(...) Les illuminés d'hier sont les éclairés d'aujourd'hui.»
Marie-Christine Oberli, par l'internet

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