| TEXTE: SCARBO
Après le Japon, Babette Deiss a découvert l’Inde en compagnie
de son mari, le charismatique ministre de l’Economie. Tenus à
bonne distance, les journalistes suisses n’avaient pourtant
aucune envie d’importuner madame, ni de lui rappeler l’épisode
controversé de sa bise à l’impératrice du Japon. Depuis leur
retour en Suisse, ils se répandent en confidences sur le
comportement de goujat de monsieur, qui la rabroue ou la hèle
bruyamment, toujours à s’étonner qu’elle lui traîne ainsi dans les
pattes. Un vrai conte de fées, finalement: embrasser une
impératrice peut transformer votre mari en crapaud.
L’humeur est à nouveau à l’orage, entre Pascal Couchepin et
Micheline Calmy-Rey. Toujours aussi bien renseigné – mieux que
le plus perfide des journaleux de la capitale – Pascal avait appris
que Micheline allait entonner, le dimanche suivant, un couplet
médiatique sur les prisons de la CIA. Incapable de résister à
l’envie de poser quelques mines à tout hasard, le voilà qui
déclare, le samedi, que «la Suisse n’est pas le Saint-Siège des
droits de l’homme». L’image du Saint-Siège traduisait pourtant
très bien sa position: les droits de l’homme, il s’assied dessus.
Le frais émoulu Pierre Bonhôte, conseiller aux Etats neuchâtelois,
s’est démarqué de ses camarades socialistes sur un vote qui
heurtait sa conscience. Soucieux de pardonner, sans toutefois
renoncer à l‘application d’une juste pénitence, un conseiller
national socialiste a confié à ses collègues que ce Bonhôte, ma
foi, a quelque excuse, lui qui sert la messe tous les dimanches à
Neuchâtel. En matière de sarcasmes, les socialistes sont tout
sauf des enfants de choeur.
MICHELINE, 764 jours déjà
L’association Socialistes sans frontières poursuit ses efforts pour
retrouver Micheline Calmy-Rey. Les derniers contacts datent de
son élection au Conseil fédéral, il y a deux ans. La famille
socialiste espérait encore obtenir un signe de vie, lors de l’affaire
Swisscom, mais la piste s’est révélée infructueuse. Tous
ensemble, luttons contre l’oubli. |