LE COURRIER

A propos de l'édito: «Réveille-toi Napoléon», Saturne N° 41

Borgnes de Français
En règle générale lecteur assidu de Saturne et proche de ses propos,
j'avoue avoir eu quelques difficultés à la lecture de l'édito cité. Ce
n'est pas Napoléon qui devrait s'éveiller, oh non, il a fait assez de
dégâts comme ça, mais beaucoup de Français, endormis dans une
contemplation idolâtre que mon mépris des faits militaires me fait, au
mieux, ignorer. Pour le reste, en tant que petit Suisse vivant la
plupart du temps en France, je ne vois pas ce qui pourrait le sauver, à
part l'Acte de médiation... Et encore, s'il était resté chez lui cinq ans
plus tôt, il y aurait eu quelques milliers de morts en moins du côté de
Nidwald et ailleurs.
Hervé Bazin a écrit, je crois dans La mort du petit cheval: «Le
courage en amour, c'est la fuite, a dit Napoléon; mais la référence à
ce cocu manque d'autorité.» Napoléon, pour moi – mis à part les
milliers de grognards qui ont péri dans la Bérézina ou ailleurs, c'est
celui qui, en Martinique, a rétabli l'esclavage juste pour faire plaisir à
Joséphine de Bellebride et à beau-papa et belle-maman,
esclavagistes locaux dans le domaine de la canne à sucre... Il a fallu
attendre cinquante ans pour que Schlöcher puisse supprimer à
nouveau l'esclavage, et non sans peine... Et monsieur Poléon n'y a
pas été de main morte: gazer au soufre, je crois, de pleins bateaux
d'esclaves, voilà qui peut aider à comprendre l'admiration d'un
certain Hitler pour le personnage. Mais c'est loin d'être tout: le
dressage, proche de l'esclavagisme, qui a présidé à sa conception de
l'enseignement (cf. Vues politiques), et j'en passe.
Croyez-moi, laissez dormir Napoléon. Et, si une partie des Français
commence enfin à ouvrir les yeux, offrez-lui plutôt des allumettes
pour les tenir ouverts!
A part ça, merci, bravo et continuez.
Jean-François Dällenbach, Chambon-sur-Lignon

Proposition d'«Urbaines»

«Ça, c'est le grand malheur des femmes, c'est qu'on est d'éternelles
romantiques.»
«Moi, je l'aime, je l'épouse et puis c'est bon, je n'ai plus rien à faire.»
«Je parle avec les anges... oulala ma chère... c'est trente ans
d'expérience!»
Une femme, Noville

A propos de l'édito «Mort aux vaches», S aturne N°40

Vaches mais jolies
Critique facile et gratuite. On attend de voir ce que Ariane va nous
organiser, puisqu'elle a tant d'idées et surtout de convictions. «Die
Hunde bellen doch der Mond geht seinen Weg?» (ndlr. Les chiens
aboient, la caravane passe.) avait écrit Schiller en parlant de ceux qui
ne font que critiquer.
Les vaches ne sont pas plus affreuses que nos paysages défigurés
par tous ces architectes qui croient devoir laisser leur marque
malheureusement trop longtemps indélébile. Au moins, ces vaches,
on les a vues, elles ont égayé nos trottoirs et esplanades et contribué
au commerce. Il faut bien que quelqu'un dépense pour remplir les
caisses vidées par des expositions ternes que personne ne va voir ou
par des acquisitions immobilières hallucinantes?
J-G. L. Frick, par l'internet

A propos de: «PPAR-BETA: dans la peau d'une souris blanche», Saturne N °40

Souri..re
J'ai bien aimé l'article de Raphaël Muriset dans la peau d'une souris
blanche, très joliment écrit. Après la défaite de l'UNIL au sujet d'une
animalerie qui a déchaîné les plus noires passions dans le canton de
Vaud, cela fait du bien de pouvoir souri..re un peu.
Nadine Richon, Lausanne

 

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