Balai fédéral

TEXTE: SCARBO

La nouvelle de la mort de Jean-Philippe Maitre est
tombée un après-midi, sur le coup des 15 heures. Il
s’est écoulé deux longues heures, ensuite, jusqu’à
la parution d’un communiqué de presse du PDC
suisse. Les journalistes du Palais fédéral ont cru un
instant que les brillants porte-parole démocrateschrétiens
étaient sortis de leur léthargie. Ils l’ont
cru jusqu’à ce qu’ils découvrent que le
communiqué concernait la future politique fiscale
de la Suisse et ses effets sur la croissance. «Le PDC
n’est qu’à moitié satisfait», pouvait-on y lire. Une
formule très centriste, finalement, pour faire savoir
qu’ils étaient éplorés.

Le frais émoulu Pierre Bonhôte, conseiller aux Etats
neuchâtelois, s’est démarqué de ses camarades
socialistes sur un vote qui heurtait sa conscience.
Soucieux d’infliger au pêcheur une juste pénitence,
un conseiller national socialiste a confié à ses
collègues que ce Bonhôte, ma foi, a quelque
excuse, lui qui sert la messe tous les dimanches à
Neuchâtel. En matière de sarcasmes, on aurait tort
de prendre les socialistes pour des enfants de
choeur.

Il reste quelques anecdotes à dévoiler sur le radical
Léonard Favre, emprisonné pour des soupçons de
vol à voile, à pied, à vélo et en voiture. Le
flamboyant conseiller de Pascal Couchepin, de Jean-
René Fournier, de Pierre-Marcel Revaz, puis de
Jacqueline Maurer-Mayor flamboyait tellement qu’il
avait été secrètement courtisé par l’UDC, l’an
dernier, pour les élections au Gouvernement
valaisan. Léonard Favre avait fait mine d’hésiter,
avant de refuser. Au Parti radical, ce sont toujours
les meilleurs qui s’en vont les premiers.

 

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