SONT FORTS
Femina lave plus blanc que blanc
En l'an 2002, on pouvait trouver dans le magazine féminin Edelweiss
une rubrique où des gens comme vous et moi étaient pris en photo et
livraient quelques citations express dans un lieu différent à chaque
fois. Et dans l'édition du XXX, c'est à la laverie que ça se passait. On a
donc pu apprendre ce que l'on y faisait à la laverie, ce que l'on s'y
racontait. En l'an 2006, dans le magazine féminin Femina on trouve
une rubrique... où des gens comme vous et moi sont pris en photo et
livrent quelques citations express dans un lieu particulier. Et dans
l'édition du 5 février dernier, c'est encore à la laverie que ça se
passait. Cinq ans après: même photos, mêmes propos, même linge
sale. Moi, la presse féminine romande, je vous jure, ça me lessive.
N.D.
Le faux Temps Présent de Maxime Zuber
Offusqués les députés radicaux bernois! Et ils n’ont pas hésité à le
faire savoir à Gilles Marchand, directeur de la TSR. Une missive dans
laquelle ils dénoncent ce qu’ils ressentent être du favoritisme en
faveur du député maire socialiste autonome Maxime Zuber. Motif
invoqué: une trop forte présence du maire de Moutier sur la chaîne
romande, en tant que représentant politique du Jura bernois.
Infrarouge, Classe Eco et le TJ. C’était déjà beaucoup. Mais trop c’est
trop. Et lorsque les députés radicaux bernois ont appris que Maxime
Zuber, qui plus est candidat à l’exécutif bernois en avril prochain,
allait être l’unique invité d’un «Temps Présent» spécial consacré à
l’intervention des politiques en économie, leur sang n’a fait qu’un
tour. D’où la lettre adressée à Gilles Marchand. Seul problème: ce
prétendu «Temps Présent» est une pure invention de Maxime Zuber,
agacé par la jalousie des autres parlementaires. Plus de doute, au
parlement cantonal bernois, les politiciens ont vraiment du temps à
perdre.
RM
Z'ONT DIT
Zendali fait péter!
Lors de l'Infrarouge consacré à la délicate question des caricatures de
Mahomet qui enflamme le Moyen-Orient, Michel Zendali a à nouveau
fait preuve de bon goût dans le choix de son vocabulaire. Au milieu de
l'émission, il a rappelé aux téléspectateurs «de ne pas appeler la
télévision, parce que ça ferait sauter le standard téléphonique.»
C'était la seconde explosive de Zendali.
N.D.
SONT FORTS
900 mots, l'animateur
Acces studio qui forme tout ce que la télé française compte de têtes
connues, a calculé qu'en tout et pour tout un animateur télé ne
possède que 900 mots. Soit à peu de chose près le vocabulaire d'un
enfant de 12 ans. Serait-il donc possible que Martina Chyba qui, dans
Scènes de ménage, dit toutes ces choses sur le sexe, le couple et
l'amour et lors de l'émission suivante toutes ces choses sur l'amour,
le couple et le sexe ne jongle qu'avec 900 petits mots? Personne n'y
échappe rétorque l'auteur de l'étude. Prestige du petit écran oblige, si
on a l'impression qu'un animateur télé se situe entre Kant et Hegel,
ce ne serait donc qu'un bête effet de loupe.
BS
TSR.CHOCHOTTE
La déçu-en-bien-attitude
L'événement pouvait paraître de taille. Dimanche passé, pour la
première fois depuis 1988, un Suisse décrochait une médaille
olympique à l'épreuve reine, comme aiment à l'appeler les
journalistes sportifs, du ski alpin: la descente messieurs. A
l'enthousiasme que pouvait susciter la chose, à la verve et à la liesse
qu'elle aurait pu inspirer, la journaliste du 19:30 Gaëlle Lavidière,
aussi déprimante qu'un dimanche soir, a préféré exprimer toute sa
déception en bien. Des félicitations au souriant champion pour
commencer? Non, non, plutôt savoir si Bruno Kernen aurait aimé faire
mieux, bien-sûr. Quelques questions pour laisser le champion
exprimer son bonheur? Non, non, plutôt demander à Bruno Kernen
quel autre suisse pourrait ramener une autre médaille, à un autre
moment, dans une autre compétition. Notons tout de même que dans
un instant d'oubli, la journaliste a osé lâcher un «bonne soirée et...
encore bravo» au champion. Malheureusement, celui-ci avait déjà
décroché. Et nous aussi.
N.D.