TEXTE: SCARBO
On se souvient du discours courageux de Samuel Schmid à Tunis,
lorsque le président de la Confédération avait rappelé à ses hôtes
médusés l’importance de la liberté d’expression. Les lauriers
recueillis par lui à cette occasion ont suscité quelque irritation
chez sa collègue en charge des Affaires étrangères. L’entourage
de Micheline Calmy-Rey ne cesse, depuis lors, de propager une
confidence selon laquelle les grandes lignes du discours de l’UDC
bernois ont été rédigées par les services de la socialiste. A lire la
prose très neutre de Calmy-Rey ces dernières semaines, la
collaboration rédactionnelle entre l’UDC et la socialiste se
poursuit sur la base d’une saine réciprocité.
S’il est un domaine dans lequel Micheline aura rempli
parfaitement son mandat de socialiste, c’est celui de la
promotion des femmes diplomates. Le système de quotas qu’elle
a instauré a beaucoup étonné Pascal Couchepin, qui s’amuse à
constater que Micheline Calmy-Rey ne s’est guère entourée de
femmes au sein de son département. Un amusement que le
radical se garde bien de faire partager au public, et pour cause:
la seule femme dont il s’entoure, c’est la sienne. Et seulement
les week-ends.
L’information a fini par filtrer et on sait désormais ce qui a poussé
le Conseil fédéral à reporter une première fois sa décision, dans
le dossier des chiens dangereux. Il y a eu, bien sûr, le plaisir
d’offrir une rebuffade à cet incorrigible de Joseph Deiss, toujours
à poser au bon élève comme s’il cherchait vraiment à recevoir
une claque. Le vrai responsable de ce report, c’est pourtant
Christoph Blocher. Selon lui, les mesures de protection contre les
chiens dangereux sont des mesures de police, qu’il convient de
placer sous sa responsabilité. On peut imaginer qu’à terme les
chiens les plus dangereux ne seront pas euthanasiés, mais
replacés au sein de l’Office des réfugiés. |