A propos de: «Yverdon: la guerre des citrons», Saturne N° 2
ALLÔ SATURNE…NOUS AVONS UN PROBLÈME!
(Bip bip – R. Muriset – Bip bip – Citrons Masqués – Bip bip – Commune
d’Yverdon – Bip bip – Sinistre de la culture)
(...) Nous n’avons en aucun cas revendiqué une apparentée
quelconque avec les autres débits de boissons de notre cité, car nous
sommes les seuls sur la place, dans la forme et le concept, à proposer
avec infrastructures à l’appui, des prestations théâtrales, musicales,
conférences, cafés philosophiques, expositions, club, projections et
école de théâtre pour les enfants en plus de notre débit de boissons.
Afin de rassurer nos concitoyens sur l’utilisation de leurs deniers:
effectivement la commune nous avait octroyé un prêt de 27 000
francs remboursé aux deux tiers (solde 9000 francs) soit environ 1000
francs par ans pour notre prestation culturelle que nous allons honorer
en fonction de l’embellie promise par nos autorités. M. von Siebenthal,
municipal de la Culture (...) se dit ahuri (dixit) que ses camarades de
la Municipalité appuient une démarche culturelle privée qui, soit dit en
passant, a le mérite de coûter quasi pipette à la collectivité. M.
Muriset a, je le pense, (...) sans s’en être rendu compte, donné écho à
la tactique politicienne de certains que l’on appelle «tournage de
crêpe» (...). N’oublions pas non plus que les prochaines échéances
électorales d’Yverdon approchent. (...)
Nous terminons en précisant que toute la démarche des Citrons
Masqués n’a pas pour but d’être administratisée et subventionnée,
mais bien au contraire d’être rationnelle et fonctionnelle afin de
rompre le dicton «l’impôt des uns sert à mener le grand train de vie
des autres». En espérant avoir ramené l’église au milieu du village et,
surtout, rassuré le contribuable sur ses écus, nous souhaitons bonne
chance à M. von Siebenthal et ses supporters pour sa candidature
sortante…?
Confiance, on vous aime.
Pierre-André Kesselring, Yverdon
A propos de la Lettre d'amour: «Olivier Feller, l'éthéré du PRD», de
Benoît Couchepin, Saturne N° 2
QUE DIABLE, DÉTENDEZ-VOUS, MONSIEUR LE JOURNALISTE!
Ah! Monsieur,
Enfin une publication qui me détache un peu d'un courrier quotidien
dénonçant le niveau de la taxe autos, la densité de particules fines ou
l'incompétence ordinaire attribuée à la police...
Il était temps!... Vous me donnez ainsi l'occasion de pondre quelques
lignes, dans un genre que je ne déteste pas, mais duquel la fonction
de magistrat m'exclut...
Vous disiez philippique?... Non!... N'est pas Charles Poncet qui veut, et
reconnaissez que votre copie recourt davantage à la paresse
intellectuelle qu'au talent et à la subtilité...
Je m'étonne... non pas d'une appréciation peu gratifiante à mon
égard, Saturne n'est pas précisément l'étendard de la droite
libérale..., mais bien que de vos lignes suintent cette fébrilité
besogneuse reconnue aux gazetiers de tourbières...
Mais que diable, détendez-vous, votre fonction vous y prédestine,
votre patronyme vous y oblige!!!... Stancez donc cette droite que
vous désirez vaincre aux prochaines élections... Portez aux nues cette
gauche conservatrice rivée à ses acquis...
Bien sûr, faut-il pour cela disposer de quelque information de
première main. Au cas où cela vous intéresserait, sachez que je me
tiens à votre disposition...
Pour le reste, Saturne a sa place dans le paysage médiatique, et je
salue ce défi sans doute difficile; mais veillez à ce que votre
collaboration ne fasse pas d'une planète... une simple étoile filante...
Au plaisir de vous lire dans un prochain article, intéressant si possible,
perfide pourquoi pas... mais bien fait surtout, je vous prie d'agréer,
Monsieur le journaliste, l'assurance de ma considération
interrogative...
Charles-Louis Rochat, conseiller d'Etat, Lausanne |