Les huit travaux de Saborix
Un ministre suisse des Affaire étrangères se doit en principe d'être
visible à... l'étranger. Cela n'a de loin pas toujours été le cas comme
en témoigne le «Qui est Cotti?» chuchoté à l'époque par Jacques
Chirac à ses conseillers, alors qu'il s'apprêtait à serrer la main du
ministre tessinois. Pour la première fois, le Département fédéral des
affaires étrangères a engagé une personne – Raphaël Saborit, exconseiller
de Pascal Couchepin – avec l'unique mission de faire exister
sa conseillère fédérale dans les pages des grands journaux mondiaux.
Comme Astérix, Saborit s'est fixé ses petits travaux. Huit des plus
grands titres mondiaux connaissent déjà la signature de sa cheffe: Le
Monde, Die Presse, 24 ore, Le Figaro... «On a peut-être dit qui est
Cotti? Mais, assène-t-il, on ne dira jamais qui est Calmy?» Allô, Chirac?
B.S.
Ça fait mâle
Dans l'un de ses traditionnels communiqués de presse faisant état
d'un accident de la circulation, le très illuminé service de presse de la
police genevoise sollicite les médias. «Messieurs les journalistes,
écrit-il, nous recherchons des éventuels témoins de cet accident.
Merci d'avance.» Et Mesdames les journalistes, alors? Que font-elles
pendant que messieurs les journalistes aident ces messieurs de la
police à trouver ces messieurs les témoins? Ben, comme d'hab, elles
bossent. Mais dans l'ombre.
N.D.
«Forums», c'est Vivifian!
Présenté par le journaliste Mehmet Gultas, la partie «développement»
de l'émission Forums du dimanche 19 février, était consacrée au
budget 2006 du canton du Jura. Une question pour le moins délicate:
lors de la dernière séance parlementaire, les députés jurassiens
radicaux et démocrates-chrétiens avaient quitté le parlement suite à
une votation contestée sur le sujet. Pour en débattre, le journaliste de
la RSR, recevait deux députés, le socialiste Pierre-André Comte et le
radical Serge Vifian. Et non pas «Vivifian», ainsi que le pauvre député
radical a été maladroitement baptisé durant tout l'entretien et, plus
tard, sur le site internet de la RSR. Serge Vifian, donc. L'autre,
«Vivifian», c'est bien connu, étant le cousin d'un autre personnage
politique célèbre: Micheline Calmerait.
R.M.
Von Burg, le centurion
Dans son édition du 10 février dernier, la Tribune de Genève
sensibilise le lecteur au nombre d'anciens scouts devenus dirigeants.
A titre d'exemple, le quotidien nous livre quelques noms parmi
lesquels Micheline Calmy-Rey, Christian Grobet, Jean-Philippe Maitre
ou encore Dominique von Burg, le rédacteur en chef de ladite Tribune
qui, dans le monde du scoutisme, arborait le nom de totem de
Centurion. Ce qui, bien sûr, fait immédiatement penser à l'officier
romain, militaire d'exception, capable de diriger à lui seul jusqu'à près
de 100 hommes. Mais c'est une grosse erreur. Puisque ce surnom,
dans le cas de Dominique von Burg, faisait référence au char d'assaut
britannique du même nom et devait exprimer le fait que le rédacteur
en chef en «imposait au foot.» Ce qui, vu comme ça, est bien plus
plausible que la première hypothèse.
R.M.