A propos de l'éditorial: «Les impunis de Plouc-la-Ville», Saturne N° 8
Où est Aristote?
Vous avez le don de mettre le doigt ou plutôt le verbe là où ça ne va
pas, et je suis parfaitement de votre avis que, si on continue à laisser
s'accumuler ces petits délits qui en soi paraissent anodins, nous allons
aller rapidement vers une dérive plus grande. (...) Tous ces petits
coups faits par-derrière sans conscience par certains de ses collègues
(deux avérés et un au bénéfice du doute), qui ne semblent pas
graves, parce qu'il n'y a pas mort d'hommes, sont en fait bien plus
graves qu'on ne le pense, en effet, ils suscitent l'insécurité au niveau
de la population, et on sait que créer une grave instabilité peut avoir
des conséquences non maîtrisables. Comme vous le disiez, la
politique devrait être composée de véritables philosophes qui
connaissent le sens du mot. Et surtout qui montrent le bon exemple
par une attitude exemplaire: que sont devenues les Aristote et autres
grands penseurs? (...)
Emmanuelle Cullati, Chambésy
Proposition d'Urbaines
Restaurant Migros Avry-Centre. Sur une des pancartes des menus.
«Boeuf en Daube, pommes natures, légumes.»
Le client: «C'est quoi le boeuf en Daube?»
L'apprenti cuisinier à sa collègue: «Oui, c'est quoi?»
La cuisinière, à côté, visiblement empruntée: «Ben, c'est une façon de
préparer le boeuf, quoi...»
Le client: «Ah bon, parce que je croyais que j'allais être arnaqué!»
L'apprenti cuisinier: «Je vous mets un peu de sauce?»
Le client: «Vous avez quoi, comme sauce? Au poivre?»
L'apprenti cuisinier: «Non, malheureusement.»
Le client: «Quoi, alors?»
L'apprenti cuisinier: «De la sauce à la daube?!»
Mathieu Krayer, Avenches
N.B. Félicitations pour ce journal qui manquait sur le territoire suisse
romand!
A propos de Saturne
Dans les pas de Jack Rollan
Isolé dans une petite maison villageoise, dans les vignes de ce beau
canton de Vaud, je viens de découvrir votre journal Saturne.
En tant que secrétaire de la GTI (Guillaume Tell Impertinent) dont je
suis l'unique membre, je tiens à vous féliciter très sincèrement pour
votre initiative. Il ne faut pas seulement de la culture, de l'humour,
mais aussi un sacré courage.
Un certain Jack Rollan et un autre Narcisse Praz (La Pilule) avaient
osé. Et maintenant, c'est vous qui reprenez le flambeau de cet
apostolat indispensable dans une Suisse très belle certes, mais
pourrie jusqu'à la moelle des os. (...)
André Bozzini, Coinsins
Plus caustique
Bravo au nouveau Saturne, je viens de m'abonner et j'en attends
beaucoup. Mais il n'est pas encore assez caustique et incisif. Allez-y,
courage et sans tabous. Dans le genre du petit texte suivant: «Si on
enfermait les chiens, la population serait encore plus en sécurité, on
enferme bien les poules.»
Gérald Kyburz, Neuchâtel
Tripoter l'ancien format
J'aimais beaucoup l'ancien format extrêmement pratique pour la
lecture dans les transports publics une fois plié en deux ainsi que la
qualité du papier qui en faisait vraiment une édition originale et
permettant d'être «tripotée» pendant plusieurs jours sans subir les
outrages du temps (pages cornées, déchirées par le transport dans
divers sacs, car je traîne ce journal partout où je vais jusqu'à sa
lecture complète !).
J'aimais aussi beaucoup la rubrique Ce que Jean dit et suis un peu
déçue qu'elle ait disparu. (...) Le contenu de votre journal est encore
et toujours formi-formi-formidable! Et mon plaisir de lectrice fidèle est
renouvelé à chaque parution. Longue vie à Saturne et à toute l'équipe
qui fait qu'il existe!
Christine Pfund, par l'internet |