A propos de La lettre d'amour à Mike Horn, Saturne N° 10
Ah, que voilà un pamphlet bien torché!
Il est bon parfois de lire, sous une plume éclairée et acérée, la remise
à leur juste place de certaines prétendues valeurs de notre folle
société.
Que tous les Mike Horn en puissance, tous les sponsors et tous les
médias complaisants qui leur permettent d'exister en prennent pour
leur matricule.
La vérité est ailleurs, heureusement.
Philippe Chuard, Cologny
A propos de: «Allah belle escalade», Saturne N° 3
Inepties
Je reviens sur un article (...) signé Meury. Il déclare que les conditions
de la femme polonaise sont bientôt pire que celles des afghanes.
Comment peut-on écrire de telles inepties?
Je suis d'origine polonaise et fais de fréquents voyages en Pologne et,
même dans les terreaux d'opposition, je n'ai jamais lu de pareilles
bêtises.
D'autre part, les critiques sur le pape du même signataire dans un
article plus lointain relève du pur racisme anticatholicisme.
Je signale que, dans le canton de Vaud, les immigrées catholiques
sont très mal vues et moquées.
Yolanda Perel-Coral, Crissier
A propos de lapins...
Temps à contre sens ou l’envers du bon temps?
Le 2 janvier dernier, l’estomac à peine remis des agapes de fin
d’année, je vais remplir mon cabas de ménagère au supermarché du
quartier. Et que vois-je sur l’inévitable table de promotion entre les
légumes et le rayon pain? Un mur de paquets de merveilles! Des
merveilles, le 2 janvier… Personnellement, je mange ces délicates
friandises à la période de Carnaval, vers la troisième semaine de
février. Depuis quelque temps, le mur est devenu muret, et je me
suis même demandé si, arrivé à Carnaval, il y aurait encore quelques
merveilles à me mettre sous la dent et, si au point où on en est, il n'y
aurait pas déjà Pâques sur la table promotionnelle.
C’est avec ces réflexions en tête que mardi 21 février j’ai été saisie
d’un fou rire… Un bataillon serré de lapins en chocolat avait investi la
moitié de ladite table, leurs nez pointés vers les derniers paquets de
merveilles qui osaient encore occuper le terrain! D’ici quelques jours,
pas de doute, ils seront une armada…
Je trouve que les grandes surfaces manquent totalement
d’imagination. Pourquoi attendre le 2 janvier pour vendre des
merveilles? Ce serait tellement plus fun de les proposer à Noël. On
pourrait appeler cela «Merveilles de Marie» ou «Hostie de Jésus»… Et
pourquoi attendre le 21 février pour vendre les lapins? Ça ferait
merveille (!) pour la Saint-Valentin (depuis quand saint Masculin se
promène avec un article féminin?). Je disais donc que les lapins
devraient se pointer pour fêter la Saint-Valentin. «Un bisou pour mon
lapin doux», c’est plus sympa que les sempiternels chocolats
«Papillon Merci Mon chéri», non?
Mais alors que proposer à Pâques? Les bûches de Noël peut-être? Les
fraises ont bien remonté le temps jusqu’à novembre. Depuis cette
conquête, nous pouvons sucrer des fraises toute l’année ou presque.
L’argument «nous répondons aux voeux de la clientèle…» ne tient
pas la route. Lorsqu’il y a rupture de stock d’articles aussi basiques
que certains yaourts ou autres galettes, le client s’en passe des mois
parfois. Mais il est évident aussi que le client achète «bêtement» tout
ce qui intervient directement dans son champ de vision, vieille
tactique de vente.
Alors arrivés à carnaval, lassés de ces merveilles avalées depuis
janvier, nous sommes prêts à croquer du lapin de Pâques. Et puis,
finalement, de quoi je me plains? J’ai le choix, sauf en cas de rupture
de stock des merveilles que je convoite pour ce week-end. Les lapins
attendront Pâques pour trouver grâce à mes yeux.
Jacqueline Meier, Genèvev |