SUR LE DIVAN

Oskar Freysinger

TEXTE: BÉATRICE SCHAAD

Si ça me dérange que le président de l'UDC suisse estime que je suis
un problème?
Si je tremble depuis que j'ai écrit un poème?
Si moi, moi, moi, je doute de moi, moi, moi que j'aime?
Non, car je devais à la Suisse de cracher sur cet Egyptien de l'asile
abuseur.
Je devais être plus dur que Blocher, ses Albanais, albaneur,
Plus rude qu'un fromage de Bagnes,
Car moi je sais envoyer qui doit au bagne (pas mal non?)
Rien ne m'effraie ni Ben Laden ni Blocher.
Alors pensez, Ueli Maurer.
Tout de moi est dans le katogan,
Un coup de ciseaux dedans me réduirait à néant.
Le reste n'est que broutille et recettes,
Je suis à l'UDC ce qu'est le cornichon à la raclette,
Je suis aimé de des UDC, je les tiens, je le sais, je le sens,
Tout moi est le firmament, poil aux aimants,
Seul je suis à oser mettre du sexe sous la bourka,
A me bidonner de l'Intifada,
A avoir inventé cette géniale formule, faut pas charier avec la charia
Et c'est peut-être bien ce qui les rend fada,
De Blocher, je commence d'être la menace,
Et c'est cela qui fait trembler Ueli Maurer et le lasse,
Devant mon chalet je sais que bientôt il viendra comploter,
Et qu'alors on cherchera à me brûler,
Yvan Perrin, se tiendra les reins, ce sera le signal,
Yvan Perrin, ce rascal,
C'est lui, docteur, sachez-le qui veut ma fin,
C'est lui qui toujours de mes talents a faim,
Car tous sont contre moi depuis que la terre est terre,
C'est parce que je suis la nuit et le jour et le parterre,
Docteur, de mon génie le dernier dépositaire serez,
Cet ultime poème en vous garderez,
Quelle chance vous avez,
A mort, l'UDC,
Demain je serai re-né.

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