Il assiste à ses funérailles
Solomon Zimba, un Sud-africain de 32 ans se sait condamné par le
sida. Jusque-là, rien de très exceptionnel. Si ce n'est que le jeune
homme a décidé d'assister à ses propres obsèques. Après tout, tant
qu'à dépenser pour des funérailles autant pouvoir en profiter et
s'empifrer au buffet. Solomon a donc convoqué familles, amis et luimême.
Et, parce que question festivités, il s'y connaît, il a retenu une
date: celle de son anniversaire. Happy birthday!
B.S.
Ou tu te shootes ou tu bois
Les médecins américains viennent d’approuver l’utilisation
d’injection de sobriété dans les veines de patients souffrant
d’alcoolisme. Il s’agit de dose de naltrexone, une substance qui a
l’avantage de stopper tout net l’envie d’alcool. Jusqu’à présent, le
naltrexone ne pouvait se consommer que sous forme de pilules
quotidiennes. La bonne nouvelle, c’est que, avec les injections, il
suffit d’une prise par mois. Du coup, le traitement est beaucoup plus
efficace, précisent les médecins, car il ne dépend pas de la capacité
des patients à se souvenir tous les jours de prendre leur
médicament. Ben oui. Déjà qu’ils doivent se souvenir de ne pas
boire, si, en plus, ils doivent se souvenir d’être sobres, ça fait quand
même beaucoup! Autant les shooter au naltrexone.
N.D.
Vendre du vent au printemps
Le problème, dans la publicité, c’est que souvent la vérité ne fait pas
très envie. Petite démonstration? L’annonce d’Hygial, spécialiste de
l’amaigrissement rapide sans carence, publiée, la semaine dernière,
dans plusieurs titres romands: Perdez 10 kilos en 35 jours. Et + ou –
en + ou – de temps. Prise de risque minimale pour honnête
maximale! En clair: «Avec nous, en peu de temps mais peut-être
jamais, vous perdrez du poids ou peut-être pas.» La classe. Une
démonstration de clarté, de la toute grande transparence
commerciale. Une véritable leçon d’humilité. Enfin, on espère. Parce
que franchement, à part ça, on ne voit pas bien à quoi ça sert. C’est
vrai, on n’a pas idée de vendre du vent hors période électorale…
R.M.
Le Constantin roumain
Le club roumain de foot, le National Bucarest, a décidé de faire
passer ses joueurs non pas sous la douche, mais au détecteur de
mensonge. Le club a anéanti toutes ses chances de qualification en
compétition européenne en perdant deux matchs de suite. C'est
louche. Du coup, il s'agit, selon le principal actionnaire du club
Constantin (pas le Christian de chez nous à première vue, mais
Constantin Iacov), de mener «une enquête de moralité pour
démontrer que nos joueurs se sont comportés honnêtement contre
Valsui et Petrosani», les deux clubs face auxquels ils se sont inclinés.
Le Constantin a par ailleurs ajouté: «Je pense qu'il est normal de
vérifier l'honnêteté de ses employés. Je me soumettrai moi-même au
test.» Alors, non, c'est sûr, c'est pas le Constantin de chez nous, çuilà!
N.D.
EMI... sérables
Ils n'en peuvent plus de joie, les promoteurs d'EMI Music. Ils ont
même acheté une page du Monde pour proclamer leur bonheur:
«Nos artistes seront pour la première fois primés pour avoir vendu en
France plus de 100 000...» On sent monter le suspense: 100 000
disques, 100 000 musiques de film, 100 000 airs d'opéra? Que nenni:
il s'agit de 100 000 sonneries de portable. Avec, au top et en
«sonnerie d'or», celle de Jean Dujardin pour Le casse de Brice. EMI
conclut fièrement: «Nos artistes ont du talent.» Allo Mozart? Ici la
Terre, ne reviens pas, reste sur vibreur.
ARD