TEXTE: SCARBO
Les parlementaires PDC se sont trouvé un nouveau favori en la
personne du socialiste Alain Berset. Ses propos louangeurs sur
Joseph Deiss ont résonné comme des trompettes angéliques aux
oreilles des démocrates-chrétiens. Il n’est pas totalement
incongru d’imaginer que c’était le but recherché. Alain Berset
n’a qu’une crainte, celle de connaître le destin de Pierre Aeby,
sénateur socialiste fribourgeois éjecté après une législature, par
manque de soutiens PDC. Un Pierre Aeby qui coule des jours
heureux, mais calmes, à la tête de Pro Senectute. Alain Berset
n’a pourtant aucune raison de redouter une telle destinée. En
tant qu’ancien benjamin du Conseil des Etats, il aurait droit à la
présidence de Pro Juventute.
Micheline ne répond plus. Ça n’est pas un appel de détresse du
Parti socialiste, mais un constat établi par les journalistes du
Palais fédéral. Malgré leurs efforts acharnés, ils ne parviennent
plus à obtenir le moindre commentaire de Micheline Calmy-
Rey sur le dossier des visas falsifiés. C’est peut-être la simple
manifestation de son désir de participer à la future rocade des
départements en reprenant l’armée. L’armée? Oui, la grande
muette.
«Meilleur pour notre pays», c’est la formule particulièrement
stimulante que le PDC a mis en exergue de son futur
programme. Les rivaux radicaux s’étranglent de rage et crient
au pillage intellectuel, eux qui avaient inscrit leur campagne
2003 sous le slogan «Meilleur pour la Suisse». Les radicaux ont
tort de s’énerver. Si le slogan marche aussi bien qu’il a marché
pour eux, cette campagne sera la dernière pour le PDC. |