LA CHRONIQUE ANTISCIENTIFIQUE

Envahissement des étudiants chinois

TEXTE: JACQUES NEIRYNCK

L’Office fédéral des migrations, dont il n’est plus besoin de
souligner l’ampleur de vues et la vision prospective, vient d’émettre
une directive prescrivant le refus de principe de donner un visa à
tout étudiant chinois. Raison: quelques étudiants chinois des volées
précédentes se sont évaporés dans la nature; ils travaillent (au noir)
au lieu d’étudier; ils produisent au lieu de consommer; ils nuisent
donc à l’économie de notre pays.
On ne se méfiera jamais assez de la duplicité des Asiatiques. Leur
sourire indéchiffrable, leurs courbettes obséquieuses, leurs yeux
bridés, leur langage barbare, tout les désigne à la suspicion justifiée
de nos concitoyens. Qui sait? De jeunes Suissesses naïves ne
risquent-elles pas de succomber aux avances de ces Jaunes
lubriques. Si elles se font engrosser, quel fouillis génétique ne
risque-t-il pas d’en résulter? Les chromosomes remarquables de nos
ancêtres aryens se dilueraient dans le génome dégénéré du sang
jaune. Si un métis de Chinois et de Valaisanne épousait, à la
génération suivante, une hybride Zaïroise mâtinée de Latinos, qu’en
résulterait-il? Quel nom donner à cet être composite? Si les races se
mélangent, comment élaborer encore une législation
discriminatoire?
Chaque étudiant chinois formé par nos soins renforce le potentiel
scientifique de la Chine et concurrence notre industrie. Par ailleurs,
si nous écartons les Chinois de nos universités, il est prévisible que
les Suisses seront exclus des universités chinoises. Tant mieux. Ils
ne risquent pas de tomber amoureux d’une jeune intrigante
chinoise. Le peuple s’est prononcé dans une consultation populaire
contre les organismes génétiquement modifiés. Ce qui est valable
pour les salades et les carottes doit également s’appliquer aux être
humains.

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